
1 commentaireDans la commune de Matete, il nous revient que des enseignants se sont organisés en délégation et envisagent de rencontrer l’autorité municipale dans un bref délai. Au menu de leur préoccupation figure le sujet préoccupant de l’heure, le « Kuluna » (entendez : banditisme urbain à l’arme blanche). Les enseignants concernés par cette initiative, indique la source, veulent poser notamment la problématique de la sécurité du personnel enseignant : à l’école, dans la rue et à domicile.
A des jours rapprochés, deux enseignants ont fait les frais d’attaque des « kuluneurs ». Aussi, le « Kuluna » considéré notamment comme le fait d’une jeunesse en mal d’espoir, remet aussi en cause tout l’effort combiné des acteurs sociaux pour la jeunesse. Pour la petite histoire, en effet, un enseignant du degré élémentaire a été sommé d’ôter sa chemise lundi dernier, en pleine rue, par des « kuluneurs » (entendez : les membres d’une bande de ravisseurs opérant à l’arme blanche dans les rue de Kinshasa), dans la commune de Matete. C’était à la demande d’une mère dont l’enfant avait reçu trois coups de fouet. L’école, appartenant au secteur privé, n’a pas renvoyé l’élève ; mais lui a changé de classe. Il nous revient que la direction a tranquillisé l’enseignant lésé, s’appuyant sur la réputation de cette famille qui compte trois enfants dans la même école et s’acquitte plutôt bien.
Une semaine plus tard, quatre « kuluneurs » dont deux munis de machettes ont attaqué nuitamment le prénommé Jean, un enseignant de l’Institut technique professionnel, Iti Kitomesa. Il nous revient que l’affaire s’est déroulée dans la nuit du mardi à mercredi dernier, au quartier Des Marais à Matete, tandis que la victime rentrait d’un deuil au quartier Dingi-Dingi à Kisenso. L’enseignant s’en est tiré avec deux blessures à la main droite et une à la tête. Des minutes après l’attaque, il a été acheminé, sous escorte policière, à un centre de santé au quartier voisin de Lokele, où les plaies ont été suturées.
La source indique que la victime avait été dépouillée avant de porter sur lui la signature de ses bourreaux. Car blesser quiconque à la machette est une marque qui diffère d’un groupe de « kuluneurs » à l’autre. Pour l’heure, ajoute la source, l’enseignant qui a eu la vie sauve grâce à un appel au secours des voisins, ne pourra tenir la craie blanche avant plusieurs jours.
