
Soyez le premier à réagir !Le guichet unique, ce système informatique placé dans les trois grands postes douaniers de la RDC (Kin-aéro, Matadi et Boma), est loin de faire l’unanimité. Son fonctionnement pose encore problème, alimentant de plus belle la fraude douanière.
La problématique de la mafia des services autorisés à œuvrer aux frontières continue de défrayer la chronique. Les dernières inquiétudes qui viennent de nous parvenir sont celles en provenance du port de Matadi, dans la province du Bas-Congo.
Des informations en notre possession incriminent les agents et fonctionnaires affectés au guichet unique qui, à en croire nos sources, ne sont là que pour rançonner les clients.
Les victimes des réseaux maffieux qui opèrent à ce poste se comptent par millier. Parmi ses victimes se retrouve un Congolais vivant au Canada.
Ce dernier a dit avoir été rançonné par de nombreux services affectés au guichet unique.
« Avant l’obtention de l’agrément pour paiement au guichet unique du dédouanement de cinq voitures au port de Matadi, j’ai dû débourser 3.455 Usd auprès de différents services.
Le paiement de tous ces frais n’est sanctionné par aucun reçu », a confié une victime sous le sceau de l’anonymat. Selon lui, ces agents qui rançonnent les paisibles citoyens bénéficient de la couverture de leur hiérarchie.
Même les services de sécurités affectés aux frontières, a-t-il poursuivi, sont complices. Ce qui pousse certains compatriotes à s’interroger sur la problématique de la maximisation des recettes de l’Etat.
Quant au Bivac, la source déplore le « dysfonctionnement » qui caractérise ce service. Il est reproché à cette structure l’incapacité d’harmoniser les vues entre le bureau de Kinshasa et les représentations de ce service à travers d’autres pays.
Pour un paiement à partir de l’extérieur concernant les marchandises en provenance du Canada, par exemple, la source a renseigné que le client est obligé de payer à destination.
Une situation qui n’arrange pas de nombreux clients, surtout lorsqu’on se réfère à la « fraude » et au « manque d’organisation » qui caractérise l’administration publique en République démocratique du Congo.
Certains proposent, pour ce faire, que la douane congolaise déploie des efforts en ce qui concerne le niveau organisationnel. Afin de promouvoir les investissements par exemple, il est demandé au gouvernement de tout mettre en œuvre afin de sécuriser les investisseurs.
Cela, à travers un service de douane beaucoup plus compétitif. Ce qui pourra encourager les étrangers à investir en RDC, étant donné que les investissements constituent la clé de voûte de tout développement.
« En principe, la douane congolaise devait être la moins cher possible car la production au niveau local n’est pas énorme. La RDC dépend beaucoup plus de l’extérieur », propose-t-il comme piste pour faire de la douane un instrument de développement et non un frein à la relance de l’économie, qui reste trop dépendante des importations.
Le Potentiel