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La part d'ombre de Joseph Kabila

16/11/2011 - commentaires 14 commentaires

  

 

 

 

 

 

 

 

 

S'il paraît plus sûr de lui que lors de sa prise de pouvoir en République Démocratique du Congo, des questions se posent toujours sur la capacité de Kabila à diriger son pays.

Qui est vraiment Joseph Kabila? La question, lancinante, continue de se poser, dix ans après son arrivée au pouvoir en République démocratique du Congo. A 30 ans, celui qui était alors chef d’état-major de l’armée de terre congolaise a hérité des lourdes responsabilités de son père, Laurent-Désiré Kabila. Cet ex-maquisard, à la tête de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), fort du soutien militaire du Rwanda, avait contraint Mobutu Sese Seko à fuir le pays en 1997, après 32 ans de règne. Il avait ensuite été assassiné le 16 janvier 2001 par son garde du corps, dans des circonstances restées mystérieuses.

L’entourage de Kabila père avait aussitôt propulsé Kabila fils comme successeur. Beaucoup se sont alors posé des questions sur son autonomie, sa capacité à prendre le destin du Congo en main, mais aussi sur son indentité. Pourquoi Joseph Kabila a-t-il été scolarisé à Dar-es-Salam, en Tanzanie, sous le nom de Hippolyte Kabange Mtwale? Pour des raisons de sécurité liées à la clandestinité de son père, répondent ses biographes. Est-il vraiment le fils de Laurent-Désiré Kabila et de la Congolaise Sifa Mahanya? Sur les photos, la ressemblance avec sa mère paraît frappante. Mais ses détracteurs insistent de leur côté sur une autre ressemblance, moins évidente, avec un certain Adrien Christopher Kanembe… Un Rwandais, ancien camarade de maquis de Kabila père, lequel aurait adopté ses enfants après sa mort.

Cette thèse est reprise par Etienne Kabila Taratibu, 46 ans, qui se présente comme l’aîné «biologique» de Laurent-Désiré Kabila. Cet homme ne cesse de revendiquer l’héritage du Mzee (le sage en swahili, le surnom donné à Laurent-Désiré Kabila) et d’accuser l’actuel chef de l’Etat d’imposture. Dans une vidéo diffusée sur Internet (VIDEO), il l’appelle Hippolyte Kanambe. Plus grave encore, il l’accuse d’avoir joué un rôle dans le meurtre de son père —sans avancer le moindre début de preuve.

Réponse de l’entourage de Kabila: l’imposteur n’est autre qu’Etienne Kabila. Ce grand frère encombrant raconte avoir pris le chemin de l’exil en Afrique du Sud après la mort de son père, redoutant pour sa propre vie. Des craintes ensuite corroborées par la disparition d’une soeur, Aimée Kabila, qui revendiquait elle aussi sa part de l’héritage. Cette femme a été assassinée chez elle à Kinshasa, à 32 ans, par des hommes en armes, dans la nuit du 15 au 16 janvier 2008. Sept ans exactement après la mort de son père. La garde présidentielle est fortement soupçonnée d’avoir procédé à une liquidation.

Quand les langues se délient

A Kinshasa, il se murmure que Joseph Kabila ne serait disposé à partager les mannes du pouvoir qu’avec sa soeur jumelle, Jaynet Kabila Kyungu. Cette dernière se distingue dans les bonnes oeuvres, en tant que présidente de la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila, mais aussi dans les médias, en tant que propriétaire de la chaîne de télévision privée Digital Congo.

A la veille des secondes élections démocratiques organisées en RDC, prévues pour le 28 novembre, les mauvaises langues se déchaînent à propos de l’homme fort du pays. Kabila, élu une première fois en 2006 avec 58% des voix, est dénoncé par l’opposition et la société civile pour la modification, en janvier 2011, de la Constitution. Ce qui lui avait permis de supprimer le deuxième tour de l’élection présidentielle. Le président, qui peut se faire réélire avec une majorité simple au premier tour, est accusé par les ONG de semer un climat de peur. Jérôme Bonso, coordinateur de la coalition Agir pour les élections transparentes et apaisées (Aeta), dénonce une tension politique croissante:

«La décision du gouvernement congolais d’interdire les manifestations politiques et publiques révèle son incapacité à prévenir et à répondre à la violence électorale, et va à l’encontre de la Constitution congolaise.»

«Joseph Kabila gère son affaire comme un chef de village, en distribuant de l’argent à gauche et à droite, mais aussi comme un chef militaire, qui n’hésite pas à faire liquider ceux qui le gênent», note un journaliste congolais qui préfère garder l’anonymat.

Et pour cause: pas moins de six journalistes ont été tués dans l’Est du Congo, où les milices rebelles comme l’armée régulière continuent de perpétrer des exactions contre les civils —le viol étant devenu une arme de guerre aussi banale que massive.

La peur persiste à Kinshasa, parmi les défenseurs des droits de l’homme, depuis la mort de Floribert Chebeya. Président de l’association La voix des sans-voix (VSV), Chebeya avait dénoncé l’assassinat d’Aimée Kabila, sur lequel il enquêtait, et prêté ses locaux à Etienne Kabila Taratibu pour sa seule et unique conférence de presse en RDC. Il a été retrouvé mort dans sa voiture, le 2 juin 2010, après un rendez-vous avec la direction de la police. «Ici, on peut zigouiller tranquille», dénonçait déjà le Collectif des organisations des jeunes solidaires du Congo Kinshasa (Cojeski) en 2008. Ce regroupement de 340 associations de jeunes dénonçait un climat d’impunité qui ne s’est guère amélioré depuis.

Joseph Kabila, aujourd’hui âgé de 40 ans, a pris de la bouteille. Il délègue beaucoup à Augustin Katumba Mwanke, ancien gouverneur de la province du Katanga (sud-est de la RDC), mais concentre entre ses mains beaucoup de pouvoirs. Il gère lui-même la Défense et la diplomatie, et demande en vain le départ des 20.000 Casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc). Aujourd’hui, il défend son bilan, même si les critiques pleuvent. Quelques tronçons de route ont été goudronnés dans les grandes villes, mais les infrastructures restent délabrées. L’accès à l’eau et l’électricité est devenu problématique, même dans les quartiers huppés de Kinshasa. La RDC a affiché une croissance de 6,1% en 2010, grâce à la hausse des cours mondiaux des minerais, mais les défis restent immenses. L’indicateur de perception de la corruption publié par Transparency International en 2010 classe la RDC en 164e position sur une liste de 178 pays.

Un bilan mitigé

A l’actif de Joseph Kabila, cependant, la fin de la deuxième guerre du Congo, avec les accords de paix de Sun City, signés en 2002. Il a ensuite mené un gouvernement de transition avec quatre vice-présidents issus des groupes rivaux. Il a organisé en 2006 les premières élections démocratiques depuis quarante ans dans l’ex-Zaïre. Il les a remportées face à Jean-Pierre Bemba, un rival dont il s’est débarrassé depuis. Jean-Pierre Bemba a refusé, après les élections, de voir sa milice intégrée au sein des Forces armées congolaises (FAC). Il a dû fuir Kinshasa, où sa résidence a été prise d’assaut. Ensuite, le «petit Mobutu» a été inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes commis par la branche armée de son mouvement en Centrafrique.

Son principal concurrent, aujourd’hui, pèse nettement moins lourd. Vital Kamerhe, 52 ans, fut son directeur de campagne en 2006. L’homme a pris de l’importance en tant que négociateur de la paix dans les Grands Lacs, puis président de l’Assemblée nationale, de 2006 à 2009. Il a rompu pour fonder son propre parti lorsque Kabila a lancé une offensive militaire dans l’Est, sans lui demander son avis. Porté par son égo plus que par un quelconque programme, Vital Kamerhe, originaire du Kivu, passe lui aussi pour un Rwandais à Kinshasa. Dans cette mégalopole de 10 millions d’habitants (14% de la population totale du pays), on éprouve toujours un certain ressentiment à l’égard de ceux que l’on considère comme des occupants venus d’un pays moins vaste. Vital Kamerhe n’a pas réussi à s’entendre avec Etienne Tshisekedi, l’opposant de toujours, pour former un front commun contre le candidat Kabila, qui se prépare à un second mandat.


49897 - 05/01/2012 18:27  
Les commentaires sont aussi nombreux que variés, aussi partisans que subjectifs et frisent souvent de le tribalisme,le fanatisme et même l\'amateurisme politique.
Il existe des écoles consulaires congolaises qui dispensent l\'enseignement en français.
Affirmer l\'origine rwandaise de Kabila dénote seulement de la volonté de dénigrement politique de ceux qui cherchent le pouvoir pour le pouvoir. Des enfants jumeaux dontla soeur est congolaise et le frère rwandais: comment est - ce possible!
J\'ai été victime de toutes les guerres du Congo, j\'ai vécu toutes les présidences congolaises,et assisteé à l\'éffondrement économique du Congo.Comme disait Ya Mungul \"Mboka ezaa na cric\", Kabila a trouvé le pays dans un délabrement total. Tout jeune qu\'il est, il ne peux compter que sur des gens de bonne volonté, des gens qui acceptent de changer de mentalité, de travailler pour le pays,et pas des vautours qui veulent continuer à se remplir les poches et prendre le pouvoir pour le pouvoir.
Mzee Kabila a vécu dans le maquis de la rébellion muleliste dont il fut ministre de la jeunesse puis des affaires étrangères en 1963 et puis seul à résister à Mobutu par une organisation militare qui parviendra à faire tomber Mobutu.
Il a eu des enfants dans le maquis comme tout militaire en déplacement . Il a préféré Joseph Kabila qui apparait sur la scène lors de la chute de Kisangani en Lieutenant fidèle de son père.
\"Un enfant sage et au service des vieux jouit toujours des faveurs de ceux - ci\".
Quant à la capacité à diriger ou à gouverner, il n\'y a pas d\'école pour devenir Président, il y a la sagesse, le charisme, et aussi le savoir et non seulement les doctorats. Kabila a le charisme, la sagesse, l\'écoute et biensûr le savoir . Il a besoin des doctorants, et d\'autres intellectuels congolais qui veulent travailler pour redresser le Congo. Ensemble on reussir mais seul on ne peut rien.
La démocratie ce n\'est pas le culte de la personnalité, c\'est le respect des règles, des valeurs,notamment la constitution, la durée des mandats, l\'honnetêté dans la gouvernance. Tshisekedi est imbu desa propre personnalité, il a même refusé la désignation d\'un candidat du rassemblement de l\'opposition;
Vital Kamerhe est un jeune intelligent et très ambitieux qu\'il voulait outrepasser ses prérogatives. Le Président, garant de l\'ordre et de la sécurité, peut décréter la guerre sans attendre la décision du parlement.
Le Congo était tombé tellement bas que tous les codes étaient jetés dans la poubelle. C\'était devenu un grand farwest ou il n\'y avait plus d\'état, de loi, et même de morale.
Malgré 10 ans de pouvoir, il y en a cinq à attribuer à Kabila, les ciq autres étant des années de transition. Aucun opposant n\'a pu se démarquer pendant tout ce temps. Les élections se préparent pendant la mandature et pas durant la capagne éléctorale. Kibila a posé les signes avant tous les autres par les travaux, les contacts, la proximité avec le peuple et cela sur toute l\'étendue du pays.
Nous congolais devons nous appaisantir sur les résultats des élections et travailler ces cinq années et les réquérant à la prochaine mandature doivent se préparer en se faisant connaitre par leurs programme sur tout le pays et pas seulement à Kinshasa, en faisant une opposition constructive par des débats, des vérifications du budget et des financements reçus. N\'en déplaise pour les candidats qui doivent prendre leur retraite. Le congo regoge de jeunes intellectuels de tout bord qui doivent prendre la relève et pas toujour les mêmes qui veulent se maintenir en freinant l\'émergence d\'une nouvelle classe politique.

SuperMario - 14/12/2011 11:01  
Moi, ce n\'est pas tant les origines biologiques douteuses de Joseph Kabila qui m\'inquiètent, mais c\'est son incompétence notoire à diriger un pays comme la RDC...Comme l\'a dit Napoléon: \"Avoir les ambitions dont on n\'a pas les compétences, c\'est CRIMINEL\"!!!

karl - 11/12/2011 17:11  
si celà est vrai;il faut donc l\'assumer.nous congolais avons les sales manieres de tjrs vouloir le desordre;le tribalisme et le manque d\'amour.si seulmen mobutu etait un homme bien on en serait pas là.quant à moi je ne deteste pas kabila,mais pluto mobutu;il a terni l\'image du congo;non slmen du congo;aussi de tous ceux qui portent son nom.je veu dire que mr zanga pert son temp en meme temps que tshitshi avec son udemo.

la verite Blesse - 09/12/2011 21:49  
IL est vrmt conscient de ce qu\'il fait au pays mais Dieu n\'est pas Idiot comme lui. chaque chose a son temps. Il finira comme Bemba. et peut etre plus que lui.

leelahh - 05/12/2011 13:03  
En tous cas j espère que le peuple congolais tiendra bon, et que si ce rwandais persiste, on lui reservera le meme sort qu\'à Kadaffi. Le congo aux congolais et c\'est tout!!!!!

Eddie - 04/12/2011 06:30  
Pourquoi devons-nous continuer à chercher à démontrer qu\'il n\'est pas le fils de Laurent Désiré dès lors que ses oncles paternels le confirment? On en a parlé longtemps mais le peuple continue à voter pour lui.Dans la démocratie, trouvons une raison valable pour le chasser du pouvoir que le peuple est en train de lui donner pour la deuxième fois. Prouvons qu\'il triche et que la Cours Suprême statue sur ce cas, sinon, point n\'est besoin de perdre notre temps. Travaillons plutôt et construisons notre pays pour qu\'il soit réellement beau. Pour le moment c\'est encore le chaos laissé par Mobutu et les mobutistes (vols, détournement, corruption, tricherie à tous les niveaux, mendicité, paresse (papa aye nzala esili), et tout... ).

aunela - 04/12/2011 00:41  
je pense que personne n\'est vraiment au courent de ce qui ce passe réellement dans la ou les pensées des chef de l\'état donc arrêtez de parler pour rien svp... car que je sache personne entre vous n\'est apte a faire quoi que ce soit pour la R.D.Congo merci.

Alain Bushishi - 02/12/2011 15:24  
La RDC a besoin de continuer vers un avenir meilleur et non retomber dans des chaos. Nos dirigeants serront ceux de chois des congolais et chacun des candidats doit apprendre à respecter la realité des urnes. Le temps de la prise de pouvoir par l\'épée, nous sommes maintenant au momment du pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple.

ngai - 01/12/2011 16:12  
a logwa,muyibi moko boyé

bdm - 25/11/2011 02:13  
lui ne suis pas la voix de la liberte donc il dois partir laisse le pouvoir au congolais si seulement sont pere été là !!!

Rachel - 24/11/2011 20:52  
je préfère que Kabila démissionne

samsung - 21/11/2011 21:18  
Il y a beaucoup de zones floues qui plannent autour de la personne de Joseph Kabila. Un adage dit qu\'il n\'y a pas de fumée sans feu. Je pense qu\'il aurait été plus simple pour lui de juste brandir à la chaîne nationale son attestation de naissance (comme c\'était le cas avec Barrack Obama quand l\'origine de sa nationalité avait été remit en question par les républicains). Donc cela nous amène à conclure qu\'il y a une part de vérité dans les soupçons qui pèsent contre lui. Quant à sa capacité à diriger la RDC ... là vaiment ... je donne ma langue au chat. Je ne pense pas que élargir 2 routes en 10 ans de pouvoir le rend digne d\'être à la tête de la RDC.

samsung - 21/11/2011 21:18  
Il y a beaucoup de zones floues qui plannent autour de la personne de Joseph Kabila. Un adage dit qu\'il n\'y a pas de fumée sans feu. Je pense qu\'il aurait été plus simple pour lui de juste brandir à la chaîne nationale son attestation de naissance (comme c\'était le cas avec Barrack Obama quand l\'origine de sa nationalité avait été remit en question par les républicains). Donc cela nous amène à conclure qu\'il y a une part de vérité dans les soupçons qui pèsent contre lui. Quant à sa capacité à diriger la RDC ... là vaiment ... je donne ma langue au chat. Je ne pense pas que élargir 2 routes en 10 ans de pouvoir le rend digne d\'être à la tête de la RDC.

sauveursakadi - 17/11/2011 00:19  
merci


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