
Soyez le premier à réagir !Le Chef de l’Etat Denis Sassou N’Guesso s’est rendu le 23 juin à Pointe-Noire où il a exprimé son soutien aux familles et aux victimes de l’accident du train Océan Congo, survenu dans la nuit du 21 juin dernier à Yanga dans le département du Kouilou.
«Il s’agit d’une situation dramatique. Le Gouvernement s’est réuni en urgence hier, il a appelé à la solidarité nationale parce qu’il s’agit d’un drame national. On nous a annoncé près d’une cinquantaine de décès, plusieurs centaines de blessés. Nous avons pu constater que sur presque 600 blessés, il ne reste plus dans les hôpitaux que près de 160. Donc plusieurs centaines d’autres ont été secourus, soignés et on a pu les ramener dans leurs familles», a déclaré le Président Sassou N’Guesso.
«(…) Il y a eu une grande mobilisation, un élan de solidarité que je salue. C’est du reste l’appel qui a été lancé par le Gouvernement. Nous sommes heureux de voir que la population et les dirigeants ont répondu. Nous venons de faire le tour des hôpitaux, nous constatons que les personnels dans tous les hôpitaux sont mobilisés et sont auprès des malades. Tous les malades graves sont très bien suivis, assistés et on a observé un professionnalisme du côté de personnels soignants. Il nous a été dit que dans tous les centres, il y a les médicaments en quantité et en qualité suffisantes pour que les malades soient suivis, soignés et assistés. Il y a des cas graves mais à écouter le ministre de la santé qui est lui-même aussi expert et les autres, on pense que l’optimisme peut être mesuré. Il s’agit quand même d’une situation délicate, mais on peut rester optimiste. Je suis surtout satisfait de l’attitude du personnel dans les hôpitaux à tous les niveaux», a-t-il ajouté.
Située à quelque 510km au sud de Brazzaville, Pointe-Noire est la capitale économique du Congo. L’accident est survenu sur le Chemin de fer Congo Océan (CFCO) qui représente l’épine dorsale de l’économie nationale. C’est la principale voie reliant les deux plus grandes agglomérations du pays.
Réuni en conseil des ministres le 21 juin, le Gouvernement a décrété trois jours de deuil du 26 au 28 juin et appelé à la solidarité nationale. Le Président Sassou N’Guesso repartira à Pointe-Noire pour participer aux obsèques prévues le 28 juin prochain
l’opposition attribue le drame à la vétusté de la voie ferrée
Au cours d’une conférence organisée le 23 juin, à Brazzaville, les dix partis de l’opposition congolaise regroupés au sein de l’Alliance pour la république et la démocratie (ARD), par la voix de son président Mathias Dzon, a rendu hommage à la mémoire de tous ceux qui ont perdu la vie dans l’accident survenu sur le Chemin de fer Congo-Océan (CFCO).
L’ARD a souhaité une prompte guérison à tous les blessés graves. Elle a interpellé le gouvernement afin qu’il mette tout en œuvre pour assurer le secours des personnes touchées.
Par ailleurs, l’opposition rend responsable le gouvernement qui, depuis des années, ne songe pas à améliorer les conditions de voyage sur le CFCO. « Notre voie ferrée date de 1936. Les différentes guerres que le Congo a connues ont considérablement contribué à sa détérioration, suite au déchaussement des rails par les bandits armés. Le gouvernement ne conçoit aucun programme de réhabilitation de la voie ferrée. La responsabilité du gouvernement est très grande dans ce drame, même si l’excès de vitesse en serait, dit-on, la cause principale », a commenté Mathias Dzon.